Road trip Europe moto : comment construire un grand itinéraire multi-pays sans se perdre

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Planifier un road trip Europe à moto sur plusieurs pays sans se perdre ressemble parfois à un casse-tête géant. Pourtant, avec un soupçon de stratégie et une bonne dose de curiosité, chaque frontière devient un simple trait sur la carte et non un mur à franchir. Entre les Alpes, la côte adriatique, les villages perchés de Toscane et les routes sauvages des Balkans, un itinéraire multi-pays bien pensé permet d’enchainer les paysages et les cultures sans transformer le plaisir de rouler en marathon administratif. L’enjeu est simple : garder la saveur de l’improvisation tout en évitant les galères inutiles liées à la navigation, aux réservations ou aux réglementations locales.

Dans cet esprit, l’Europe devient un gigantesque terrain de jeu pour motards, où une même journée peut commencer en France, passer par la Suisse et se terminer en Italie. La clé, ce n’est pas seulement la planification de la distance quotidienne, mais la manière d’articuler les zones de montagne, les littoraux et les grandes capitales pour que le voyage reste fluide. Des outils modernes de cartographie aux carnets à l’ancienne, des anecdotes de riders à la terrasse des cafés aux conseils d’anciennes générations de motards, l’aventure se construit comme une histoire : avec un fil rouge, des rebondissements et quelques pauses bien choisies. Sans discours théorique ni théorie ennuyeuse, ce guide fait vivre ce grand tour d’Europe à moto comme une vraie épopée sur deux roues, truffée de virages panoramiques, de rencontres improbables et de petites astuces pour ne jamais perdre le nord.

En bref 🧭

  • 🌍 Un grand itinéraire multi-pays en Europe se construit autour de blocs régionaux (Alpes, Méditerranée, Balkans…) plutôt que de frontières administratives.
  • 🗺️ Combiner GPS, applications de navigation et carte papier évite de se perdre tout en laissant de la place à l’improvisation.
  • 🏍️ Une moto préparée (pneus, freins, bagagerie) et un équipement complet (casque, blouson, gants, bottes) transforment la logistique en simple toile de fond.
  • 📆 La planification des étapes (kilométrage, météo, saisons) est plus importante que la distance totale pour garder le plaisir de rouler intact.
  • 🤝 Les rencontres en route (locaux, autres motards) enrichissent le road trip autant que les paysages et aident souvent à ajuster l’itinéraire.

Construire un grand itinéraire multi-pays en Europe sans perdre le fil

Un road trip Europe moto réussi commence rarement par une liste de capitales à cocher, mais plutôt par une vision globale : quel type de sensations rechercher sur plusieurs semaines de route ? Des cols vertigineux, une diagonale de mer en mer, des routes historiques ou des détours gastronomiques ? La première étape consiste à découper le continent en grandes zones cohérentes, puis à tisser un itinéraire multi-pays comme on assemblerait un puzzle logique plutôt qu’un trajet au hasard.

Un scénario courant pour un long voyage à deux-roues part, par exemple, du sud de la France, file vers les Alpes italiennes, longe la Slovénie et la Croatie, avant de remonter par l’Autriche et l’Allemagne. Sur la carte, ce tracé forme une boucle agréable à rouler, sans allers-retours inutiles. Chaque tronçon offre un caractère propre : en Ligurie, les virages serrés surplombent la Méditerranée, alors qu’en Slovénie, les vallées forestières invitent à ralentir. En reliant ces ambiances par des étapes adaptées, le motard garde le contrôle, même quand la route impose quelques surprises.

Pour éviter de se perdre – au sens géographique comme mental – beaucoup de voyageurs long-courriers adoptent une règle simple : une grande ligne directrice, et des options latérales. La grande ligne sert de colonne vertébrale : par exemple, relier l’Atlantique à la mer Noire. Les options, elles, sont des branches que l’on prend ou non selon l’humeur ou la météo. Cette méthode permet de décider, un matin, d’ajouter une escapade vers les Dolomites ou vers une île croate sans transformer tout le programme en chaos.

Une autre astuce consiste à organiser le trajet autour de “points pivots” récurrents : grands cols, villes-étapes, zones de ravitaillement pratique. Ces pivots deviennent des repères mentaux. Quand la fatigue apparaît ou que la pluie s’invite, il suffit de viser le prochain pivot plutôt que de se noyer dans des calculs de kilomètres. Un simple panneau “Ljubljana 120 km” peut alors redonner une vraie clarté à la journée.

Les retours d’expérience de motards montrent aussi que la densité de pays traversés ne fait pas la valeur de l’aventure. Certains promettent dix drapeaux en dix jours et finissent par ne se souvenir que des stations-service. D’autres préfèrent trois ou quatre pays, mais prennent le temps de flâner, de découvrir une petite route recommandée par un habitant ou un col déniché sur un forum. Le second type de voyage laisse largement plus de souvenirs, tout en diminuant les risques de se perdre dans une logistique trop lourde.

Pour structurer l’ensemble, un simple carnet papier ou une note dans le téléphone suffit : liste des pays, principales villes-étapes, contraintes de dates, estimation des kilomètres. Rien de figé, mais une ligne directrice claire. Cette clarté de départ est le meilleur antidote au fameux moment où, au milieu de la route, le GPS annonce froidement “recalcul en cours” alors que l’esprit, lui, ne sait plus très bien où il veut aller.

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Étapes clés pour planifier un road trip Europe moto sans oublier l’essentiel

Si l’itinéraire donne la forme générale du road trip, la réussite pratique repose sur quelques étapes de planification minutieuse. Un couple de motards partis trois semaines entre France, Italie, Autriche et Slovénie résume bien la chose : plus la préparation est solide, plus la liberté est grande sur la route. La préparation ne tue pas la spontanéité, elle crée au contraire un cadre assez sûr pour oser improviser.

La première brique, c’est le choix de la saison et du sens de rotation. Traverser les Alpes en avril n’offre pas la même réalité que début septembre. Un tracé nord-sud ou ouest-est doit intégrer les altitudes, les cols encore fermés, les épisodes de canicule au sud de l’Italie ou en Espagne. Tourner dans le sens des saisons, en commençant par les régions les plus fraîches pour terminer au bord de mer, donne souvent un meilleur confort de conduite.

Vient ensuite la question du rythme journalier. Beaucoup de motards surestiment leur capacité à enchainer les kilomètres sur plusieurs jours. Sur routes secondaires, viser 250 à 350 km par jour, avec des arrêts réguliers, reste une base réaliste. Un jour sur cinq, il peut être judicieux de prévoir une étape courte ou une journée “off” pour visiter une ville, se reposer ou gérer un entretien léger de la moto. Sans ces respirations, le plus beau voyage peut vite devenir un simple défi d’endurance.

Les hébergements jouent également un rôle clé. Certains adorent réserver l’ensemble à l’avance, d’autres ne jurent que par le “on verra bien”. Une approche hybride fonctionne très bien en Europe : réserver les nuits dans les grandes villes touristiques ou dans les zones très demandées, comme les Cinque Terre ou la côte croate, tout en laissant libres les nuits intermédiaires. Ainsi, si une route de montagne s’avère plus lente que prévu, il reste possible de s’arrêter dans une pension de village sans risquer de perdre un acompte conséquent.

La logistique des bagages, souvent sous-estimée, influence directement l’humeur d’un équipage. Un système de sacs modulaires, toujours rangés au même endroit sur la moto, fait gagner un temps précieux à chaque départ. Les éléments vitaux – papiers, argent, téléphone, petite trousse médicale – restent sur la personne, dans une sacoche de réservoir ou de jambe. Le reste se répartit entre valises et sac étanche. Cette organisation simple évite ces scènes familières où tout le contenu se répand sur le parking pour retrouver… un simple câble de recharge.

Enfin, la coordination entre la moto et la technologie mérite un moment de réflexion. Une prise USB, un support de téléphone bien fixé et un GPS moto fiable ou une application de navigation dédiée forment un trio très rassurant. Associer cet arsenal moderne à une bonne vieille carte routière permet de garder une vision globale du trajet. Rien n’empêche d’ailleurs de marquer, chaque soir, au stylo, les routes réellement empruntées, comme un journal de bord graphique de l’aventure.

En trame de fond, une vérité s’impose : un grand itinéraire ne se construit pas en une soirée. Y revenir, l’ajuster, échanger avec des motards revenus d’un road trip moto en France ou en Italie, lire quelques récits de voyage, tout cela affine les choix et évite de tomber dans les pièges classiques. Quand la préparation devient presque aussi agréable que la route à venir, c’est souvent le signe que le projet tient la route.

Techniques de navigation et cartographie pour ne pas se perdre en route

Sans une bonne stratégie de navigation, même le plus beau itinéraire d’Europe peut se transformer en session de tournage en rond au milieu d’une zone industrielle. Loin des clichés du motard perdu sous la pluie avec une carte détrempée, les outils actuels permettent de rester maître de la trajectoire tout en préservant un parfum d’aventure. La combinaison de la technologie et des supports physiques offre un équilibre efficace entre précision et liberté.

Un trio se détache nettement : GPS moto, applications spécialisées et carte papier. Le GPS dédié, fixé au guidon, supporte la pluie, les vibrations et les gants. Il affiche en permanence la route à suivre et les informations de base (vitesse, heure d’arrivée, limitations). Les applications, elles, excellent pour dessiner un itinéraire multi-pays sinueux, en privilégiant les petites routes, les cols ou les bord de mer. Certaines intègrent même des propositions de balades “prêtes à rouler”, testées par d’autres motards.

La carte papier, quant à elle, garde une supériorité incontestable pour la vision d’ensemble. Quand une déviation longue vous éloigne de la trace programmée, elle permet de visualiser rapidement une solution alternative sans devoir zoomer et dézoomer pendant des minutes. Beaucoup de voyageurs à moto gardent ainsi une grande carte pliée de l’Europe ou de la région en cours, complétée par des cartes plus précises pour les zones montagneuses.

Pour que tout fonctionne réellement sur la route, une méthode simple fait ses preuves : préparer la trace numérique en amont, la charger dans le GPS ou l’application, puis noter quelques repères clés sur un petit papier plastifié (villes de passage, numéros de routes, noms de cols). Ce “plan B” minimaliste permet de continuer sereinement même si la batterie du téléphone décide de rendre l’âme à un moment peu opportun.

Il est aussi judicieux de paramétrer ses outils. Beaucoup d’applications proposent de bannir les autoroutes, de limiter les routes non revêtues ou au contraire d’en intégrer. Selon le type de moto – sportive, trail, custom chargé – ces réglages changent tout. Un trail équipé de pneus mixtes appréciera un peu de piste blanche en Espagne ou au Portugal, là où une machine plus routière préfèrera éviter ces surprises.

Pour illustrer l’équilibre à trouver, voici un tableau comparatif des principaux modes de navigation utilisés lors d’un road trip sur plusieurs pays :

Outil de navigation 🧭Points forts 💡Limites ⚠️
GPS moto dédiéLisible sous la pluie, robuste, adapté aux gants, cartes préchargées d’EuropeMise à jour payante parfois, prix plus élevé qu’une application
Application de navigation motoTraçage d’itinéraire sinueux, partage de routes, mises à jour fréquentes 📱Dépendance à la batterie, besoin de support solide sur le guidon
Carte papierVue d’ensemble de l’Europe, indépendante de la technologie, facile à annoter ✏️Imprécise en ville, peu pratique en roulant, sensible à la météo

En pratique, les motards au long cours mêlent ces trois approches. Une trace numérique principale, quelques points d’intérêt repérés (points de vue, villages, stations-service fiables) et une carte dépliée chaque soir à l’hébergement pour ajuster le programme du lendemain. Certains vont même jusqu’à charger des cartes hors ligne couvrant l’ensemble de leur voyage, pour ne jamais dépendre totalement du réseau mobile.

La technologie ne remplace toutefois pas l’instinct du voyageur. Demander son chemin à un habitant, accepter la suggestion d’une route plus jolie mais un peu plus longue, suivre un panneau indiquant un col inconnu mais prometteur : autant de décisions qui ne figurent pas dans les algorithmes, mais donnent au road trip son goût profondément humain. C’est là qu’un bon sens de l’orientation, même relatif, et l’envie de se laisser guider par le paysage font toute la différence.

Quand la navigation devient fluide et rassurante, l’esprit se libère des préoccupations techniques. Il peut alors se concentrer sur ce qui compte réellement : écouter le moteur, lire la route, savourer un panorama, et décider en quelques secondes s’il faut prolonger ou raccourcir la journée. Une maîtrise sereine de la cartographie et des outils numériques transforme ainsi un simple déplacement en véritable espace de jeu.

Choisir et préparer sa moto pour un long voyage multi-pays

Une chose rassemble tous les récits de road trip moto : la moto devient bien plus qu’un véhicule, c’est un compagnon de route. Pour que ce compagnon tienne la distance à travers plusieurs pays, parfois des milliers de kilomètres, son choix et sa préparation sont déterminants. Certains se lancent avec une grosse routière bardée de valises, d’autres avec un trail léger, d’autres encore avec un roadster minimaliste. L’important n’est pas le modèle parfait, mais l’adéquation entre la machine et le projet.

Un long itinéraire à travers l’Europe mélangera souvent autoroutes, routes secondaires, virages de montagne et parfois quelques chemins. Les trails modernes tirent alors bien leur épingle du jeu : confort correct, suspension longue, position droite pour voir loin, bagagerie facilement adaptable. Pour des périples plus ciblés, comme un road trip moto en Italie axé sur les petites routes de Toscane et de la côte amalfitaine, une moto plus légère, type roadster ou sport-GT, fera merveille si le confort de selle est au rendez-vous.

Avant le départ, la préparation mécanique suit quelques règles simples mais non négociables : contrôle des freins, des pneus, de la transmission, des fluides et de l’éclairage. Une révision complète, même si les échéances d’entretien semblent encore lointaines, est souvent une sage décision quand un voyage doit traverser cinq ou six pays. Un pneu arrière quasi neuf au départ évite de chercher désespérément un garage en plein week-end dans un col autrichien.

La sécurité du pilote passe aussi par l’équipement. Un blouson moto ventilé mais équipé d’une doublure amovible permet de gérer les amplitudes de température entre les bords de mer et les routes d’altitude. Des gants adaptés, voire des gants chauffants pour celles et ceux qui roulent tôt le matin ou tard le soir, changent radicalement la perception du froid. De bonnes bottes de moto, rigides mais confortables à la marche, rendent supportables les visites impromptues de villages perchés.

Pour ne pas transformer la moto en arbre de Noël, la bagagerie se choisit avec méthode. Valises latérales, top-case, sac de selle et sacoche de réservoir forment une combinaison classique, à adapter à la morphologie de la machine. Les objets lourds se placent au plus bas et au plus près du centre de gravité, les affaires légères au sommet. Une fois le montage trouvé, il ne changera plus durant le road trip, ce qui facilite les gestes et évite les erreurs (comme oublier un sac non sanglé… et le voir disparaître dans le rétro).

Pour illustrer une stratégie de préparation, voici une liste de vérifications utiles avant un long départ 🧰 :

  • Pneus : usure, pression adaptée à la charge, contrôle visuel avant chaque journée.
  • Freins : plaquettes, disques, test du levier et de la pédale avant de quitter chaque hébergement.
  • Transmission : tension et graissage de chaîne réguliers, ou contrôle de la courroie/cardan.
  • Éclairage : phare, plein phare, clignotants, feu stop passés en revue dans un parking le soir.
  • Outils et consommables : kit de réparation de pneus, jeu de clés de base, ruban adhésif solide.

Les motos qui partent pour de grands tours en Europe se transforment souvent en véritables maisons roulantes, mais il est possible d’éviter ce piège. Voyager léger reste une philosophie payante : moins de poids, moins de consommation, moins de fatigue à chaque manipulation. L’objectif ne consiste pas à emporter toute sa garde-robe, mais à choisir des vêtements techniques qui sèchent vite et se combinent facilement.

Lorsque la machine est préparée avec ce niveau de soin, la confiance s’installe. Chaque redémarrage le matin se fait dans une sérénité appréciable : la moto va démarrer, tenir le cap, freiner quand il le faut. Cette tranquillité d’esprit laisse la place aux vraies préoccupations du jour : quel col attaquer, quel village explorer, et où trouver la meilleure terrasse pour le café de fin d’après-midi.

Vivre l’aventure humaine : rencontres, émotions et détours improvisés

Un road trip Europe moto ne se résume jamais à une suite de lignes sur un GPS. Ce qui marque durablement, ce ne sont pas seulement les grands paysages, mais les instants minuscules : un bistrot de village sous la pluie, un mécano qui sort une clé improbable au fin fond de la Slovénie, une famille italienne qui insiste pour offrir un café. Ces moments ne se planifient pas, mais l’état d’esprit dans lequel on roule les rend plus ou moins possibles.

Prendre le temps de s’arrêter dans de petites localités plutôt que de filer d’autoroute en autoroute ouvre la porte aux rencontres. Sur une place de village croate, deux motards français se voient souvent accostés par un ancien qui a roulé sur une vieille machine de l’ex-Yougoslavie et qui tient à raconter ses souvenirs de jeunesse. Le langage des mains, quelques mots d’anglais, parfois même un peu de français suffisent à créer un pont. Ces échanges donnent de la chair au voyage, bien au-delà du simple compteur kilométrique.

Dans un itinéraire multi-pays, chaque frontière apporte aussi un petit choc culturel. En passant d’Italie en Autriche, l’architecture, la nourriture et même la façon de conduire changent sensiblement. Le motard curieux s’amuse de ces transitions, apprend quelques mots-clés dans chaque langue, ajuste son comportement. Ce jeu du décalage permanent nourrit les émotions et renforce la sensation d’aventure continue.

Les imprévus jouent aussi leur rôle. Parfois, c’est une simple averse qui pousse à abréger l’étape et à se réfugier dans une auberge. Le lendemain, la météo claire récompense ce demi-tour par une vue imprenable sur un col dégagé. D’autres fois, une fête de village bloque la route prévue, et l’on se retrouve à contourner la zone par une petite route de campagne… qui se révèle être l’un des plus beaux segments du voyage. La souplesse mentale est alors la meilleure alliée du motard.

Certaines destinations renforcent encore ce sentiment d’immersion. Traverser la Méditerranée pour un road trip moto au Maroc, par exemple, fait basculer le voyage dans un autre rythme, une autre lumière. Revenir ensuite en Europe par l’Espagne ou le Portugal enrichit le grand itinéraire d’une parenthèse quasi exotique. Ce type de détour illustre à quel point un projet bien construit peut évoluer, se complexifier en cours de route, sans jamais perdre sa cohérence.

Les émotions, elles, fluctuent au fil des jours. L’euphorie des premiers kilomètres laisse parfois place à une forme de fatigue ou de nostalgie vers la deuxième semaine. C’est normal. Les motards expérimentés savent qu’un bon repas, une journée de repos ou simplement une balade à pied dans une ville inconnue suffisent souvent à relancer l’envie. Dans ces moments, revoir la carte, mesurer le chemin déjà parcouru et celui qui reste à parcourir, rappelle la chance qu’il y a à pouvoir vivre une telle échappée.

En fin de compte, ce sont ces couches successives de paysages, de rencontres et de micro-décisions qui donnent au road trip sa densité. L’itinéraire, la planification, la navigation ne sont que la structure invisible. Ce que la mémoire retiendra, ce sont les éclats de voix dans les cafés, les sourires échangés à une station-service, le sentiment de liberté absolue en voyant, au loin, une nouvelle chaîne de montagnes se dessiner à l’horizon.

Combien de pays peut-on raisonnablement traverser lors d’un road trip Europe moto de deux semaines ?

Sur deux semaines, traverser trois à quatre pays est déjà largement suffisant pour profiter de la route sans tomber dans la course contre la montre. Un itinéraire type pourrait relier par exemple la France, l’Italie, la Slovénie et l’Autriche, en privilégiant les routes de montagne et les petites villes. Au-delà de quatre pays, le temps passé aux transitions (changement de langue, de monnaie parfois, de règles de circulation) risque de grignoter le plaisir. Mieux vaut approfondir moins de destinations que survoler tout le continent.

Comment éviter de trop rouler chaque jour lors d’un itinéraire multi-pays ?

La meilleure méthode consiste à fixer une fourchette de kilométrage réaliste, autour de 250 à 350 km par jour sur routes secondaires, puis à tracer les étapes en conséquence. Il est utile de prévoir un jour de repos complet tous les quatre ou cinq jours, et de repérer des hébergements possibles un peu avant et un peu après l’étape prévue. Ainsi, selon la météo ou la forme du moment, il reste possible de raccourcir ou de rallonger sans bouleverser l’ensemble du voyage.

Quels outils de navigation privilégier pour un grand road trip en Europe à moto ?

L’idéal est de combiner plusieurs outils : un GPS moto dédié ou une application spécialisée pour la navigation au quotidien, des cartes hors ligne téléchargées sur le téléphone en cas de perte de réseau, et une carte papier pour garder une vue d’ensemble. Préparer la trace de l’itinéraire avant le départ, puis la charger sur le GPS et l’application, permet de rester cohérent même en cas de détour. Un petit mémo écrit avec les noms de villes-étapes et les numéros de routes complète efficacement ce dispositif.

Quel type de moto est le plus adapté pour un road trip Europe moto ?

Il n’existe pas un modèle parfait, mais des familles de motos mieux adaptées à certains profils de voyage. Les trails et motos d’aventure offrent une grande polyvalence et un bon confort sur la durée, surtout si l’itinéraire comprend des routes dégradées. Les routières et sport-GT excellent sur les longs trajets bitumés, tandis que les roadsters conviendront davantage à des étapes plus courtes. L’essentiel est d’avoir une selle confortable, une autonomie correcte et la possibilité de fixer une bagagerie sécurisée.

Comment gérer les imprévus mécaniques au cours d’un itinéraire multi-pays ?

Avant le départ, il est important de vérifier que l’assurance inclut une assistance valable dans tous les pays traversés. Emporter un kit d’outils de base et un kit de réparation de pneus permet de régler de petites pannes soi-même. Pour le reste, mieux vaut accepter de s’appuyer sur les garages locaux : les motards sont souvent bien accueillis et dépannés rapidement. Une vérification rapide de la moto chaque matin (pneus, freins, éclairage, niveau d’huile) aide aussi à repérer un problème avant qu’il ne prenne de l’ampleur.

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