Road trip moto Maroc : préparer son voyage entre désert, montagnes et médinas

découvrez comment préparer votre road trip moto au maroc en explorant le désert, les montagnes majestueuses et les médinas authentiques pour une aventure inoubliable.

Un road trip moto au Maroc est de ces aventures qui marquent une vie de motard. Entre les lacets vertigineux du Haut Atlas, les pistes poussiéreuses qui s’effacent dans le désert et les médinas où l’odeur du thé à la menthe se mêle à celle de l’essence, ce voyage offre une intensité rare. En quelques jours, la route emmène des remparts ocre de Marrakech aux dunes de Chegaga, des palmeraies du Drâa aux falaises de l’Atlantique. Les émotions suivent le relief : exaltation sur un col à 2 260 m, sérénité face au soleil couchant sur le sable, adrénaline sur une piste caillouteuse et émerveillement dans une kasbah millénaire. Chaque étape invite à mieux préparer son voyage pour savourer pleinement la liberté du deux-roues, sans négliger la sécurité ni la découverte de la culture marocaine.

Ce périple est aussi une histoire de rencontres. Rencontres avec d’autres motards qui partagent la même obsession du virage parfait, avec un vieux mécano de village qui règle une chaîne avec trois outils rouillés, avec un gardien de cascades qui sert un thé sucré à l’ombre d’un figuier. Les routes marocaines créent une complicité immédiate entre ceux qui les empruntent. Le pays se prête à toutes les envies : rouler en groupe pour la cohésion, tracer en solo pour respirer, s’arrêter au hasard d’une échoppe ou suivre un itinéraire précis. Cette dualité entre structure et improvisation fait le sel d’un voyage moto réussi au Maroc. Organiser, anticiper, choisir les bons équipements moto, puis accepter de se laisser surprendre par ce royaume de montagnes, de canyons, de dunes et d’océan : voilà le véritable programme.

En bref 🏍️

  • 🌍 Un pays taillé pour le road trip moto : Atlas, désert, côte atlantique et villes impériales à quelques heures de vol.
  • 🗺️ Un itinéraire emblématique : Marrakech – Aït Ben Haddou – Zagora – Chegaga – Tafraoute – Essaouira – retour Marrakech.
  • 🏜️ Des paysages extrêmes : cols à plus de 2 000 m, dunes à perte de vue, gorges et palmeraies infinies.
  • 🧳 Des équipements moto adaptés : tenue trail ventilée, protections complètes, bagagerie légère mais robuste.
  • 🤝 Une culture marocaine chaleureuse : thé à la menthe, médinas animées, bivouac berbère sous les étoiles ⭐.
  • 📅 Meilleures périodes : printemps et automne pour éviter les grosses chaleurs du désert et la neige sur les montagnes.

Road trip moto Maroc : itinéraire type entre Atlas, désert et Atlantique

Un road trip moto Maroc réussi repose souvent sur un fil conducteur clair. Un exemple d’itinéraire permet de visualiser le rythme, les distances et les ambiances qui s’enchaînent. Beaucoup de groupes de motards optent pour un parcours en boucle au départ de Marrakech, pratique d’accès grâce aux vols directs depuis la France et l’Europe. L’idée n’est pas seulement de traverser le pays, mais de varier au maximum les reliefs : montagnes de l’Atlas, palmeraies du Sud, dunes de Chegaga, plateaux désertiques, gorges et enfin côte atlantique.

Le premier contact se fait à Marrakech. Dès l’arrivée, l’agitation de la place Jemaa el-Fna surprend après des heures de vol et de route. Certains préfèrent déposer les bagages à l’hôtel et filer explorer la médina à pied, d’autres s’offrent déjà une courte balade en taxi ou à pied vers les remparts pour sentir le climat sec et la lumière rasante du soir. Le lendemain matin, rendez-vous chez le loueur dans le quartier de Guéliz : prise en main des trails, derniers réglages, vérification des sacoches, puis le bruit des moteurs résonne enfin. Le voyage commence vraiment.

La première vraie journée de route mène vers l’est en direction du col du Tizi n’Tichka, perché à environ 2 260 m. Les virages serrés et les camions chargés imposent une conduite fluide et anticipative. En franchissant le col, le paysage change brutalement : les pentes nord verdoyantes laissent place à un versant sud plus aride, minéral, lourd de chaleur. Une pause à Taddart permet de déguster un tajine fumant dans une auberge simple, casque posé à côté du plat, bruits de moteurs au loin. La route descend ensuite vers Ouarzazate, puis se termine face à la mythique kasbah d’Aït Ben Haddou, décor de nombreux tournages de films. Les motos stationnent comme un petit cheval de fer aligné devant la citadelle de terre crue.

Le lendemain, cap sur Zagora en traversant l’Anti-Atlas par le col du Tizi n’Tinfifite. Le revêtement alterne entre asphalte correct et portions plus dégradées, ce qui justifie l’usage de motos typées trail. Une variante séduisante consiste à emprunter une petite piste vers les cascades de Tisgui. Là, un certain Omar, gardien des lieux, invite souvent les motards à se poser sur un tapis pour un thé à la menthe, avec les motos garées à l’ombre des oliviers. Après Agdz, la vallée du Drâa déroule ses milliers de palmiers et ses villages en pisé, comme une oasis infinie où la route serpente doucement.

À partir de Zagora, la dimension d’aventures se démultiplie. Direction plein sud vers M’Hamid, là où le bitume s’arrête. Les motos restent au village, tandis qu’un 4×4 emmène le groupe vers les dunes de Chegaga. Seule la trace du véhicule dessine un chemin dans cette mer de sable. Au bivouac, tentes berbères, feu de camp et ciel constellé composent une soirée hors du temps. Certains dorment dans les tentes, d’autres préfèrent tirer un matelas dehors pour passer la nuit à la belle étoile, le bruit du vent comme seule bande-son.

Le lendemain, retour à M’Hamid puis route vers Foum Zguid en longeant le Djebel Saghro. Le paysage y est lunaire, fait de rochers sculptés par l’érosion. Une arrivée en milieu de journée laisse du temps pour une sieste au bord de la piscine ou un démontage de sacoches pour remettre un peu d’ordre dans le barda. L’étape suivante, vers Tafraoute, combine une route désertique très roulante jusqu’à Tata, puis une superbe route de montagne. Les célèbres roches roses se teintent de rouge au coucher du soleil, tandis que les babouches colorées des artisans s’alignent dans les boutiques.

Enfin, la boucle s’ouvre vers la mer : de Tafraoute à Imouzzer, la route traverse des villages fortifiés, plonge sur Agadir où un déjeuner de poissons et de fruits de mer attend sur le port, puis remonte par la vallée du Paradis. Gorges encaissées, piscines naturelles, falaises : la route de crête vers Imouzzer est un régal technique et visuel. Le soir, un poulet au miel des montagnes clôt la journée. Le lendemain, direction Essaouira, petite cité fortifiée blanche et bleue battue par les vents, avant de revenir vers Marrakech par Chichaoua. Ce type d’itinéraire compose une boucle idéale pour découvrir un Maroc multiple, sans jamais tomber dans la monotonie.

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Préparer voyage moto au Maroc : formalités, saison et logistique

Pour profiter pleinement d’un road trip moto au Maroc, la clé réside dans la préparation. Un minimum d’organisation permet d’éviter les mauvaises surprises et de garder l’esprit libre pour savourer les paysages. Une fois les billets d’avion réservés ou le ferry planifié depuis Barcelone, il faut s’attaquer à trois volets : les papiers, le calendrier et la logistique quotidienne du voyage.

Côté formalités, un passeport en cours de validité est indispensable pour entrer au Maroc. Le permis de conduire français est reconnu, mais beaucoup de motards choisissent de voyager aussi avec un permis international, histoire d’être irréprochables en cas de contrôle. Pour ceux qui viennent avec leur propre moto, la carte grise, l’assurance internationale (carte verte mentionnant le Maroc) et le formulaire d’importation temporaire sont à vérifier avec soin. Un oubli peut vite se transformer en heures perdues à la frontière.

La question de la saison est tout aussi cruciale. Le Maroc est un patchwork climatique : neige possible sur les hauts cols de l’Atlas, chaleur écrasante dans le désert, humidité sur la côte. La plupart des motards privilégient deux fenêtres : mars à mai et fin septembre à début novembre. Au printemps, les montagnes se parent de vert, les rivières coulent encore dans les gorges, et les températures restent supportables en journée. En automne, la lumière est plus dorée, le ciel souvent d’un bleu pur, et les contrastes dans le sable sont superbes. L’été, en revanche, peut être infernal au sud, avec plus de 45 °C à l’ombre dans certaines zones. L’hiver n’est pas à exclure, mais impose de composer avec le froid en altitude et parfois des cols fermés.

Pour clarifier ces points, un petit tableau synthétique aide à se repérer :

Période ⏱️Conditions de route 🛣️Températures typiques 🌡️Conseil pour motards 🏍️
Printemps (mars–mai)Cols ouverts, quelques pluies possibles en montagnes15–28 °C selon l’altitudeIdéal pour un premier road trip moto au Maroc 😎
Été (juin–août)Routes dégagées, chaleur extrême au sud30–45 °C au désertÀ éviter, sauf si départ très matinal et siestes longues 🥵
Automne (sept.–nov.)Stabilité météo, lumière magnifique18–30 °C agréablesParfait pour alterner dunes, mer et Atlas 🌅
Hiver (déc.–févr.)Neige possible sur les cols, routes du sud OK5–20 °C, nuits froidesPrévoir gros gants, sous-couches et flexibilité ❄️

Une fois la période choisie, la logistique quotidienne peut se préparer. Les groupes préconstitués d’au moins 15 motos bénéficient parfois d’un accompagnement complet : réservation des hôtels et riads, location de trails type BMW 650 GS Sertao, assistance, transferts et même une nuit en bivouac équipée. Cela rassure les motards qui n’ont pas envie de tout gérer eux-mêmes. Les voyageurs plus indépendants préfèrent souvent une “formule liberté” avec roadbook, fichiers GPS, carte papier et hébergements réservés, mais rythme de la journée laissé à leur appréciation.

Pour les paiements, mieux vaut combiner carte bancaire et espèces en dirhams. Dans les villes comme Marrakech, Ouarzazate ou Agadir, les distributeurs sont fréquents. Dès que l’on s’enfonce vers des zones comme M’Hamid ou Foum Zguid, le cash redevient roi. Prévoyez aussi de petits billets pour les cafés, les bouteilles d’eau, les pourboires et les petites réparations de fortune. Les stations-service se raréfient au sud : faire le plein dès que l’occasion se présente évite les sueurs froides.

Enfin, la gestion du temps est centrale. Les routes marocaines sont parfois trompeuses : 200 km peuvent se faire à bonne allure sur un ruban de bitume parfait, ou se transformer en 6 heures éreintantes entre camions, bêtes en bord de route et revêtement dégradé. Organiser des journées de 200 à 300 km semble un bon compromis pour laisser de la place aux pauses photos, aux visites et à la flânerie dans une médina en fin de journée. Un voyage moto au Maroc bien préparé, c’est un équilibre subtil entre rigueur et lâcher-prise.

Équipements moto pour affronter désert, montagnes et médinas

Le chapitre des équipements moto est souvent celui qui sépare le road trip confortable de la galère annoncée. Le Maroc cumule chaleur, amplitudes thermiques, poussière, parfois pluie et vent fort sur les plateaux. Une tenue inadaptée peut transformer chaque étape en épreuve. À l’inverse, un bon équipement permet de savourer chaque virage, que ce soit sur une piste du Djebel Saghro ou dans les ruelles pavées d’Essaouira.

La base, c’est un casque de qualité, intégral ou modulable, bien ventilé. Sur les longues journées de route, une visière claire avec pare-soleil interne aide à traverser les contrastes de lumière. Des gants renforcés, une protection dorsale certifiée, un blouson type trail avec empiècements mesh et doublure amovible, un pantalon avec coques et renforts et des bottes montantes complètent l’arsenal indispensable. Beaucoup de motards optent pour le “système en couches” : sous-vêtements techniques respirants, mid-layer thermique léger, et veste externe ventilée. Cela permet d’encaisser sans broncher un matin frais à l’ombre d’un col et un après-midi brûlant en vallée.

Les routes marocaines pouvant comporter des zones dégradées ou des portions de piste, des bottes de trail avec bonne protection de la cheville et semelle crantée facilitent les manœuvres lentes sur sol meuble. Le pantalon et le blouson gagnent à être équipés de fermetures éclair permettant d’ouvrir de larges ventilations. Une camelbak ou un sac d’hydratation accroché au dos devient vite indispensable : dans le désert, boire régulièrement sans avoir à s’arrêter fait la différence sur la fatigue en fin de journée.

Une liste synthétique permet de vérifier l’essentiel avant de partir :

  • 🪖 Casque intégral ou modulable bien ventilé, avec visière propre et pinlock.
  • 🧤 Deux paires de gants : mi-saison et été, au cas où l’une soit mouillée ou abîmée.
  • 🧥 Veste et pantalon trail avec protections et doublures amovibles.
  • 🥾 Bottes montantes type trail ou adventure, imperméables de préférence.
  • 💧 Sac d’hydratation (2 à 3 litres) pour les passages en pleine chaleur.
  • 🧰 Kit de réparation (mèches, CO₂ ou petite pompe, outils de base).
  • 🔦 Lampe frontale pour les bivouacs, les pannes nocturnes ou les riads sombres.
  • 📱 Support smartphone/GPS robuste, avec cartes hors ligne.

Côté bagagerie, voyager léger est la meilleure stratégie. Chaque kilo en plus complique les demi-tours dans un chemin sableux. Deux valises latérales souples ou rigides, complétées par un sac étanche sur le porte-bagages, suffisent largement. L’idée est de séparer le matériel en “pôles” : sac de jour (eau, papiers, appareil photo, petite trousse de secours), sac d’hôtel (vêtements, trousse de toilette), sac mécanique (outils, pièces de rechange de base comme un levier, des fusibles, une ampoule, éventuellement un kit chaîne pour les plus prévoyants).

Certains motards qui participent à des voyages organisés apprécient aussi l’existence d’un véhicule d’assistance pour les bagages lourds. Cela libère littéralement la moto, la rendant plus joueuse dans les épingles ou sur les pistes. Mais même dans ce cas, conserver un minimum vital sur soi reste préférable, surtout en cas de séparation ponctuelle du groupe. Enfin, pour les passages en médinas, où l’on déambule à pied, un petit sac à dos léger pour emporter casque, gants et papiers facilite les visites sans se soucier de la sécurité des objets laissés sur la moto.

Au final, s’équiper correctement, ce n’est pas s’alourdir inutilement, c’est s’offrir le luxe de se concentrer sur l’essentiel : la route, les sensations et le plaisir de traverser le Maroc à moto.

Vivre les contrastes du Maroc : désert, montagnes et médinas animées

Ce qui rend un road trip moto Maroc si marquant, c’est l’enchaînement de décors presque irréels. En quelques jours, une même moto trace dans la neige qui borde un col, glisse sur un ruban d’asphalte brûlant au milieu de nulle part, puis se gare sous les remparts d’une médina bruissante. Ces contrastes sculptent les émotions et donnent l’impression de vivre plusieurs aventures en une seule.

Les montagnes de l’Atlas offrent d’abord une partition idéale pour les amoureux de virolos. Les montées en lacets, les virages à flanc de falaise et les points de vue panoramiques sur des vallées entières fascinent. Sur le Tizi n’Tichka, les arrêts photos se multiplient. Des enfants viennent parfois regarder les motos, fascinés, lançant un “bonjour” timide ou un “ça roule ?” appris on ne sait où. Plus à l’est, vers les gorges du Todra et du Dadès, la roche semble se resserrer sur la route, comme si la montagne testait le courage des motards. Les parois rouges se dressent à la verticale, et la résonance des échappements accentue la sensation de puissance.

Puis arrive le territoire du désert. Là, le temps se dilate. Après Zagora, un panneau routier célèbre indique “Tombouctou 52 jours”, rappel d’une époque de caravanes. La route s’amincit, la végétation disparaît peu à peu, le paysage devient presque monochrome. À M’Hamid, la fin de l’asphalte marque le début d’une autre forme de voyage. Le 4×4 qui emmène au bivouac de Chegaga joue avec les dunes, croisant parfois des enduristes ou des habitants sur de vieilles mobylettes increvables. Une fois au campement, les motos semblent appartenir à un autre monde, celui de la technique moderne, face au silence millénaire du sable.

Le moment du coucher de soleil sur les dunes reste l’un des plus intenses. Les silhouettes se découpent sur le ciel orangé, certains montent au sommet d’une dune, casque à la main, pour regarder l’ombre des reliefs s’allonger. La nuit, la voie lactée apparaît clairement, sans pollution lumineuse. Les discussions tournent souvent autour des souvenirs de route, des virages préférés, des petites frayeurs, des envies d’autres destinations. Ce bivouac au milieu du désert devient un pivot émotionnel du voyage, un point fixe dont on se rappellera, une fois rentré, quand la pluie battra sur les vitres du garage.

À l’opposé du silence du sable, les médinas comme Marrakech et Essaouira vibrent de vie. Dans la vieille ville de Marrakech, les motos se garent en périphérie ou dans des parkings gardés. On se faufile ensuite à pied dans les ruelles, où les vendeurs de cuir, de lampes en cuivre, d’épices et de tapis se succèdent. Les sens sont sollicités sans répit : odeurs de grillades, couleurs des étals, cris des marchands, chants du muezzin. Après des journées de route, ce tumulte peut surprendre, mais il fait partie intégrante de la culture marocaine. À Essaouira, l’ambiance change : la lumière se reflète sur les murs blancs, le vent maritime rafraîchit, les mouettes ponctuent le décor sonore. Les remparts surplombent l’océan, et les motos, alignées devant la porte de la ville, semblent attendre patiemment que leurs pilotes reviennent chargés de souvenirs.

Entre ces extrêmes, la vallée du Drâa, les palmeraies, les plateaux rocheux et les villages fortifiés dessinent une mosaïque d’ambiances. Chaque arrêt dans un café de bord de route devient l’occasion d’observer la vie locale : un berger qui fait traverser ses chèvres, un camionneur qui salue d’un coup de klaxon, un jeune qui s’approche pour poser des questions sur la cylindrée ou la vitesse de la moto. Ces instants furtifs rappellent que ce road trip moto n’est pas un spectacle figé, mais une immersion dans un pays vivant.

Ces contrastes permanents — géographiques, climatiques, humains — donnent au Maroc une intensité rare pour les motards. Ils forgent des souvenirs durables et donnent envie, une fois rentré, d’ouvrir de nouveau la carte, de tracer une autre boucle, d’imaginer une autre série d’aventures sur deux roues.

Rencontres et culture marocaine : l’autre carburant du road trip moto

Au-delà des paysages, un road trip moto Maroc est une plongée dans la culture marocaine. Sans ce volet humain, l’itinéraire resterait un simple tracé sur une carte. Ce sont les rencontres, petites et grandes, qui donnent une texture au voyage et transforment des étapes en souvenirs à raconter des années plus tard autour d’un café de motards.

Sur la route d’Aït Ben Haddou, par exemple, il n’est pas rare de croiser un café modeste planté au milieu de nulle part. Devant, quelques chaises en plastique, une enseigne délavée, une pompe à essence fatiguée. Les motards s’arrêtent, posent les motos, retirent gants et casques. Le patron sort, souriant, essuie la table d’un geste rapide, et propose un thé à la menthe ou un café “nous-nous”. Très vite, la conversation s’engage. D’où viennent-ils ? Où vont-ils ? Jusqu’à Chegaga ? Les mots manquent parfois, mais les gestes, les rires et les regards font le reste. Ce type de scène se répète dans tout le pays, de Tafraoute à Foum Zguid.

Dans la vallée du Drâa, les villages en pisé semblent accrochés aux flancs des collines. Les enfants saluent les motos comme des héros de dessin animé, agitant les bras, parfois en courant le long de la route. Certains motards prennent l’habitude de voyager avec de petits autocollants, stylos ou badges, distribués avec discrétion pour ne pas créer de cohue. Ces gestes, même simples, marquent souvent les esprits. Ils symbolisent un échange, une forme de gratitude envers un pays qui ouvre largement ses portes.

Les repas, eux aussi, deviennent des moments d’échange culturel. Le tajine servi à Taddart après le col, le couscous dégusté à Zagora, les brochettes au port d’Agadir, les sardines grillées à Essaouira, tous racontent une histoire. Les tables se couvrent de plats à partager, les discussions tournent autant autour de la route que des différences de vie entre le Nord et le Sud de la Méditerranée. Les Marocains sont souvent fiers de présenter leurs spécialités culinaires, de parler de leur famille, de leur village, de l’histoire de leur région.

Dans les médinas, la rencontre prend une autre forme. Les artisans de cuir expliquent le travail des peaux, les vendeurs de tapis détaillent les motifs et leurs significations, les luthiers montrent comment ils accordent un oud ou un guembri. Les motards, habitués à la précision mécanique, se reconnaissent parfois dans ce souci du détail et cette patience manuelle. Il n’est pas rare de voir un voyageur en blouson et bottes s’asseoir longuement pour regarder un artisan travailler, comme il regarderait un mécano expérimenté démonter un moteur.

Pour ceux qui voyagent en groupe organisé, la présence d’un accompagnateur francophone connaissant bien le terrain facilite ces rencontres. Il sait où s’arrêter, qui saluer, comment présenter les coutumes locales. Il peut aussi traduire une question technique sur une moto, un conseil de piste ou une anecdote de village. Cette médiation transforme un simple arrêt en véritable moment de partage.

L’hospitalité marocaine se manifeste aussi dans les hébergements. Dans un riad de Marrakech, on sert souvent un thé de bienvenue dans le patio, sous les orangers. Dans une auberge de montagne, le propriétaire peut venir discuter de la météo du lendemain, des cols à surveiller, des pistes à éviter si la pluie est annoncée. Au bivouac de Chegaga, les musiciens jouent des rythmes gnawa autour du feu, et invitent les motards à taper dans les mains, à danser, à oublier un instant la fatigue.

En fin de compte, ces moments de partage sont le véritable “second carburant” du road trip moto. Ils apportent de la chaleur humaine aux journées parfois rudes, donnent du sens au kilométrage accumulé et ancrent profondément le Maroc dans la mémoire de ceux qui le parcourent à deux roues.

Quelle est la meilleure période pour un road trip moto au Maroc ?

Les périodes les plus adaptées sont le printemps (mars à mai) et l’automne (fin septembre à début novembre). Les températures y sont modérées, les cols de montagne sont généralement ouverts et la chaleur du désert reste supportable. L’été peut être très éprouvant avec plus de 40 °C au sud, tandis que l’hiver impose de composer avec le froid en altitude et parfois la neige sur certains cols de l’Atlas.

Faut-il un niveau de pilotage avancé pour rouler au Maroc ?

Un niveau de conduite intermédiaire suffit, à condition d’être à l’aise avec un trail chargé et de savoir gérer les routes dégradées. Certaines portions incluent des pistes ou des revêtements abîmés, mais il est possible d’adapter l’itinéraire en privilégiant l’asphalte. Rouler en groupe ou avec une organisation spécialisée permet aussi de bénéficier de conseils et d’assistance en cas de difficulté.

Peut-on venir avec sa propre moto ou vaut-il mieux louer sur place ?

Les deux options sont possibles. Venir avec sa propre moto via un ferry (par exemple depuis Barcelone) offre le confort de conduire une machine que l’on connaît parfaitement, mais demande plus de logistique douanière et de temps de trajet. Louer sur place, souvent un trail type BMW 650 GS Sertao ou équivalent, simplifie beaucoup l’organisation : la moto est prête à l’emploi, assurée localement et adaptée au terrain marocain.

Quel budget prévoir pour l’hébergement et les repas ?

Le Maroc offre une large gamme : de l’auberge simple au riad de charme. En moyenne, un motard peut compter entre 30 et 80 € par nuit selon le standing choisi. Les repas restent abordables : un bon tajine ou couscous coûte généralement entre 5 et 10 €, un menu plus complet un peu plus. Un voyage organisé incluant hébergements, location de moto et certains repas permet de mieux maîtriser le budget global.

Quels équipements moto sont indispensables pour ce type de voyage ?

Un casque ventilé, un blouson et un pantalon de type trail avec protections, des bottes montantes, deux paires de gants (été et mi-saison), une protection dorsale et un sac d’hydratation sont vivement recommandés. Il est également utile de prévoir un kit de réparation de pneus, quelques outils de base, des vêtements techniques en couches, ainsi qu’un support GPS ou smartphone avec cartes hors ligne pour suivre facilement l’itinéraire.

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